Sélectionner une page

Un atelier chez les Déboussolés anonymes

Dans son premier roman « Les déboussolés anonymes » – qui a gagné le Prix du développement personnel des Nouveaux Auteurs parrainé par la célèbre Florence Servan Schreiber – Anne-Estelle Dal Pont met en scène une jeune femme, Samira, qui découvre un club un peu particulier. Les « Déboussolés Anonymes » est un lieu de rencontre pour ceux qu’un traumatisme, l’usure de la vie ou leurs questionnements ont fait déraillé. Ensemble, ils partagent leurs peines et apprennent à retrouver le chemin de la confiance en soi et de la joie.

Dans cet article, je laisse la parole à Anne-Estelle Dal Pont, auteure que je ne peux que vous recommander, qui nous invite à vivre une rencontre avec les Déboussolés Anonymes.

  1. Bienvenue dans un atelier des Déboussolés anonymes !
  2. Le roman « Les Déboussolés anonymes »
  3. Le Prix du développement personnel
  4. Ma démarche d’auteure
  5. Le pouvoir des mots

 

1.   Bienvenue dans un atelier des Déboussolés anonymes !

Un tel lieu n’existe (malheureusement) pas dans la réalité. Mais il pourrait. En attendant, je vous propose d’y participer, de manière virtuelle.

Imaginez : vous êtes assis dans cette petite salle cosy de la librairie La Boussole. Vous pouvez choisir le pouf moelleux, un vieux fauteuil confortable ou des coussins colorés à même le sol. L’essentiel, c’est d’être à l’aise dans ce cercle. Et devant vous, David – libraire et organisateur de la rencontre – a libéré l’espace central. La consigne qu’il vous a donnée à la fin de la semaine précédente était de venir avec un objet. Mais pas n’importe lequel. Quoi de mieux que de laisser la parole à David avec cet extrait des Déboussolés Anonymes (chapitre 11) ?

« Je vous ai donc proposé de choisir un objet. C’est symbolique. Cet objet représente un bout de votre passé que vous acceptez de lâcher, d’abandonner. C’est une façon de faire son deuil sur quelque chose qui n’est plus. Ce n’est pas un exercice facile, j’en suis conscient, mais le fait de le faire en groupe permet de réaliser qu’on n’est pas seul à dire adieu à quelque chose qu’on aimait. Et parce qu’on est ensemble, on peut aussi, malgré la tristesse de ce deuil, accepter la joie que cela procure d’avoir fait un peu de place pour accueillir quelque chose de nouveau. »

>> Et vous ? Quel serait l’objet qui a compté et que vous seriez prêt à « lâcher » ?  Un objet qui a eu toute son importance dans le passé, et qui vous relie encore à lui tout en vous empêchant d’avancer ?

Un souvenir ne doit pas nous enchaîner. Un souvenir doit être source de bonheur pour nous aider à avancer.

Dans le roman, les objets que mes personnages vont déposer sont parfois très symboliques, parfois très concrets ; parfois minuscules mais très encombrants à l’intérieur, parfois plus volumineux ; ils s’accompagnent parfois d’une décision, parfois ils sont simplement une prise de conscience.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Il y a celui que vous ressentez. Et la vie continue. Un objet ne nous définit pas, ne nous conditionne pas, ne nous limite pas, ne nous enferme pas. Si c’est le cas, alors c’est un début de réflexion à mener, et pourquoi pas, un début de guérison.

 

2.   Le roman « Les Déboussolés anonymes »

Lorsque j’ai écrit ce roman, j’avais en tête une jeune femme, Samira, hypersensible, ne trouvant pas sa place dans le monde, qui n’avait vécu aucun drame mais ne savait mettre le doigt sur ce qui n’allait pas. Elle se retrouvait au sein d’un groupe animé par David, un joyeux libraire : le groupe des déboussolés anonymes. Et si au début elle se sentait illégitime au milieu d’eux, je voulais que chaque réunion permette à Samira de se poser des questions, de réfléchir sur sa vie, son parcours, ses émotions, de se découvrir en même temps qu’elle liait des amitiés avec les autres déboussolés.

Je traversais une énorme crise et les idées sont venues comme ça, comme soufflées pour m’aider à avancer en même temps que mon personnage grandissait sous mes doigts. Alors je ne suis pas Samira, son histoire n’est pas du tout la mienne. En revanche, en même temps qu’elle, j’ai découvert l’importance de la créativité. Et je crois que c’est ce que j’ai le plus adoré faire dans ce roman. Mêler le développement personnel à la créativité.

Et c’est ce qui a touché Florence Servan Schreiber, présidente du jury du concours, qui a écrit :

« Un personnage qui nous ressemble dans une intrigue réparatrice qui m’a redonné envie de me servir de mes mains, de toute urgence. » – Florence Servan Schreiber

Note : Vous pouvez acheter le roman dans toutes les librairies et en ligne !

 

3.   Le Prix du développement personnel

C’est un concours d’écriture organisé par la maison d’édition des Nouveaux Auteurs en partenariat avec Prisma.

Au-travers de ce concours d’écriture, les auteurs soumettent des histoires qui font du bien mais qui ont en plus une touche de développement personnel. C’est assez vaste pour laisser libre champ aux auteurs, et personnellement, je l’ai interprété de manière à ce que mes personnages trouvent des clés pour leur propre avancée, clés qui peuvent donner envie au lecteur de se dire « et pourquoi pas moi ? » ou « et si j’essayais ? ».

Je ne voulais pas que mon roman soit une coquille pour du développement personnel. En réalité, lorsque j’ai soumis mon manuscrit « Les déboussolés anonymes », je ne l’avais pas écrit pour ce concours. Je l’avais écrit bien avant, et il se trouve qu’il entrait dans le thème, donc je l’ai proposé.

Je voulais que le développement personnel serve l’histoire, et non l’inverse. Que le lecteur, s’il n’aime pas le développement personnel, puisse se laisser avant tout embarquer par l’histoire, les personnages, les rebondissements. Et si au-travers d’une des idées proposées au fil des pages, le lecteur se sentait comme au milieu de ces déboussolés et se dise « et moi ? qu’est-ce que j’aurais répondu ? qu’est-ce que j’aurais fait ? » alors c’était le bonus.

 

4.   Ma démarche d’auteure

J’ai toujours aimé les mots. En tant que lectrice, en relisant plusieurs fois les petites phrases poétiques au milieu d’un roman, en relevant les citations pleines de sagesse glissées çà et là par un personnage ou l’auteur lui-même, en savourant la mélodie des mots qui vont bien ensemble.

Adolescente, je gribouillais mes propres mots, un peu partout. Des bouts de poèmes et de chanson. En quête de potentielles combinaisons qui auraient le pouvoir de déclencher une émotion.

Et puis j’ai grandi, je suis devenue trop sérieuse, à penser à mon bac, aux études, à un travail, à trouver une place dans ce monde sans jamais y arriver, à m’occuper de ma famille… des objectifs qui n’étaient pas mauvais en soi, mais qui m’ont éloigné de celle que j’étais. Je cherchais à l’extérieur. Je cherchais en me comparant. Je cherchais en me cognant aux différents cadres dans lesquels je ne rentrais pas vraiment.

Jusqu’à une grosse crise existentielle. Je n’en ai pas eu peur. J’ai rapidement mis le doigt dessus. Je savais que j’étais au bout de ma remise en question. J’avais conscience que si j’accueillais ce désespoir qui semblait m’envahir, non pas comme un ennemi mais comme une opportunité de toucher le fond pour enfin rebondir, alors j’allais m’en sortir. Et c’est au cœur de cette tourmente que l’idée d’écrire un roman est apparue. Comme une évidence. Comme un cri de mon moi profond que j’arrivais enfin à entendre.

 

5.   Le pouvoir des mots

Écrire « Les déboussolés anonymes » m’a rappelé le pouvoir des mots : ceux qui exorcisent, ceux qui rendent la vie plus belle, ceux qui font pleurer ou rire, ceux qui guérissent ou au contraire peuvent tuer… J’ai réalisé que de la lumière jaillissait de ces mots que je posais sur mon clavier, alors même que j’étais encore dans une espèce de tornade sombre qui paraissait sans fin. Et j’ai su que c’était ce que je voulais faire. Que j’étais enfin à ma place. Que je pouvais transmettre de l’espoir en écrivant des histoires.

Aujourd’hui, je suis apaisée. Les gens autour de moi me le disent : j’ai changé. Intérieurement, mais ça a aussi des répercussions sur ce que je dégage, ce que je transporte avec moi. C’est parti d’un petit défi d’écrire une histoire, et ça s’est transformé en raison d’être.

Ce que j’ai voulu transmettre dans « Les déboussolés anonymes » et qui fait écho à mon propre vécu, c’est que lorsqu’on ne se sent pas à sa place, il faut être à l’écoute de soi, des événements, des idées-clés qui jalonnent notre chemin pour la trouver (il y en a toujours, il suffit d’être attentif). J’en ai proposé plusieurs dans les ateliers des déboussolés anonymes, mais j’aurais tout aussi bien pu y mettre l’écriture aussi. C’est un formidable outil. Moi, il m’a été proposé par mon ostéopathe. Une petite phrase qui avait l’air de rien mais je l’ai attrapée au vol.

 Et je me suis dit : « Pourquoi pas ? »

>> Et vous ? Quels sont les mots qui ont besoin de sortir ?

Alors, à vos stylos, prêts, partez !

Notes :

  • Un grand merci à Anne-Estelle Dal Pont pour sa contribution à cet article. Bonne continuation à toi petite sœur, je suis tellement fière de toi !
  • Crédits photo : pixabay.com et fnac.com
Ketsia Bonnaz

Ketsia Bonnaz

Coach, Formatrice, Consultante

 « Développer les potentiels » est ma passion… et mon ambition.

J’aime être catalyseur de développement, qui permet de passer de l’idée à la réalité.

Je vous accompagne à déterminer où vous êtes, où vous désirez aller, et passer de l’aspiration à l’action. Le coaching, la formation et la consultance me permettent de puiser dans des méthodologies et des outils variés afin d’aborder chaque situation avec créativité, et vous proposer des solutions adaptées et pertinentes.

 Je suis à votre écoute, en alignement avec mes valeurs d’intégrité, de respect et d’espoir.

Cliquez-ici pour me contacter

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 × 4 =