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Relations avec soi… et les autres

C’est l’acceptation de soi qui permet des relations saines et harmonieuses avec les autres. Nous verrons dans cet article l’importance de s’accepter, comment remplir notre réservoir émotionnel, poser des limites et bien plus encore.

  1. S’accepter
  2. Remplir son réservoir émotionnel
  3. Apprivoiser la solitude
  4. Poser des limites
  5. Pardonner pour être libre

Cet article a été adapté avec la radio  pour des émissions quotidiennes que vous retrouverez en replay ici.

1.      S’accepter

Le psychiatre Carlo Moïso utilise l’allégorie du Prince, du Crapaud et du Masque pour parler de l’acceptation de soi et de la relation à l’Autre. En s’appuyant sur le conte des frères Grimm où un beau Prince est transformé en grenouille par une méchante sorcière, Moïso explique :

  • Le Prince, c’est la partie de notre être qui est pleine de ressources, de rêves et de liberté. C’est un être en devenir, qui assume ses émotions, ses pensées et ses décisions, qui a des projets et de l’énergie pour les accomplir.
  • Le Crapaud représente la partie blessée de notre être, où s’entassent les plaies non guéries et puantes de notre passé. C’est là où sont stockées la manipulation, la dureté, la déprime, l’impuissance, et la haine.
  • Le Masque, c’est ce que l’on porte pour se protéger et cacher le Crapaud. Le Masque est mis en place pour faire bonne figure, pour se conformer à ce que la société attend de nous, y avoir une place.

S’accepter, c’est baisser le Masque de qui nous prétendons être et regarder en face notre Crapaud moche et puant, pour découvrir le Prince ou la Princesse en nous, qui sont beaux, pleins de ressources et d’avenir. Cela demande du courage, de l’humilité, de la grâce.

Et vous ?

>>> Je vous propose de regarder à vos Masques : l’image que vous donnez de vous est-elle en adéquation avec qui vous êtes ?

>>> Et si vous regardez à votre Crapaud, que pouvez-vous découvrir comme blessures à guérir, comme pardons à accorder et comme leçons d’humilité ?

>>> Et s’il vous plaît, allez également chercher le Prince et la Princesse ! Les rêves, la vulnérabilité, l’amour, le courage et la beauté qui sont cachés en vous, allez aussi les déterrer.

C’est uniquement en nous acceptant tels que nous sommes, dans notre entièreté, sans faux-semblants, sans prétention, avec justesse et vérité, alors seulement pouvons-nous être capables d’accepter les autres et d’entrer dans des relations qui construisent et qui ne détruisent pas.

 

2.      Remplir son réservoir émotionnel

Nos émotions fonctionnent un peu comme un réservoir : s’il est plein, on peut puiser dedans pour le redistribuer mais s’il est vide, nous n’avons rien à donner

Il est communément admis que recevoir de l’amour est le moyen le plus facile de remplir notre réservoir émotionnel. Et l’amour est essentiel pour s’accepter, accepter les autres et entretenir de bonnes relations.

Le Docteur Gary Chapman explique qu’il y a 5 langages d’amour et même si nous les apprécions tous les cinq, 1 ou 2 langages vont nous toucher plus profondément que les autres. Cela concerne nos relations amoureuses, mais aussi avec nos amis, nos collègues, nos enfants, etc. :

  1. Les Paroles valorisantes, les mots d’encouragement, les compliments
  2. Les cadeaux : peu-importe leur valeur marchande, c’est l’intention qui compte
  3. Les services rendus, les coups de mains
  4. Les moments de qualité passés avec un être aimé
  5. Le toucher physique (qui peut être une embrassade, une tape dans le dos virile ou un câlin)

Alors, comment pouvez-vous apprendre à remplir votre réservoir émotionnel ?

  • Premièrement, prenez le temps d’identifier votre langage d’amour privilégié, et celui des membres de votre famille. Pour cela, je vous propose ici un test qui vous aidera dans votre réflexion
  • Ensuite, apprenez à être sensible aux signes d’amour que les autres vous donnent, et auxquels vous n’avez peut-être jamais fait attention. Votre réservoir émotionnel se remplira un peu plus
  • Et puis, communiquez ! Si vous ne savez plus quoi faire des bijoux dont votre mari vous inonde et que vous préféreriez passer des temps de qualité avec lui, dites-le-lui ! Et profitez-en pour ouvrir la discussion sur le langage d’amour que lui comprend et que vous ignorez peut-être !

Et vous ?

>>> Je vous encourage à mieux comprendre votre langage d’amour et ceux de vos proches de manière à rechercher intentionnellement à remplir les réservoirs émotionnels : le vôtre… et le leur. Ne négligez jamais la puissance d’un petit cadeau, d’une parole d’encouragement, d’un service rendu, d’une étreinte et de temps de qualité !

 

3.      Apprivoiser la solitude

Apprivoiser la solitude, c’est le lien parfait entre s’accepter soi-même, et travailler ses relations à l’autre.

J’aimerais rappeler pour commencer qu’être seul et se sentir seul ne sont pas la même chose. Certains célibataires sont complètement satisfaits dans leur vie et de la manière dont ils sont entourés. A l’inverse, des personnes vivant en famille ou en communauté peuvent se sentir incomprises, délaissée, avec le sentiment d’avoir à porter le poids de la vie seules.

Voyez-vous, se sentir seul est le meilleur moment pour rechercher le Prince ou la Princesse en vous : sous les couches de frustration, du train-train quotidien, des échecs… quels sont vos rêves ? Quelles sont les trésors de joie, d’amour et de force que vous pourriez déterrer ? Comment pouvez-vous vivre la réalité du fait que vous êtes une Créature merveilleuse, indépendamment du regard de l’Autre ?

Je me rappelle d’une période de ma vie où je me sentais seule et délaissé. Je voyais tous ces groupes et ces familles qui m’ignoraient et ne pensaient pas à m’inviter. Et un jour je me suis dit : et pourquoi est-ce que je ne les inviterais pas moi, afin d’avoir la compagnie et le partage dont j’ai besoin ? C’est ce que j’ai fait, et j’en suis sortie non seulement avec mon réservoir émotionnel bien rempli, mais en ayant aussi donné à d’autres.

Cet exemple illustre ma deuxième proposition : comment pouvez-vous vous accorder les marques d’attentions dont vous avez besoin et comment pouvez-vous donner, afin de recevoir ? Non pas dans une démarche désabusée et cynique, mais dans une volonté d’aller chercher ce dont vous avez besoin au lieu de dépérir à l’attendre.

Et pour finir, apprivoiser sa solitude, c’est en faire un atout, une force ! C’est prendre la peine de mieux se connaître pour s’apprécier dans sa beauté et ses limites, et nouer des relations authentiques avec les autres. C’est aussi être capable de comprendre, aider et soutenir d’autres personnes.

Et vous ? Qu’allez-vous faire pour apprivoiser votre solitude ?

>>> Qui peut vous y aider ? Par quoi allez-vous commencer ? Cela peut prendre du temps et du courage, et parfois il faut savoir demander de l’aide pour y arriver, mais c’est possible !

 

4.      Poser des limites

Savoir dire non et poser des limites est parfois très difficile, tant dans la relation aux autres, que parfois avec soi-même !

Nous avons tous une quantité limitée de temps, de ressources émotionnelles, de capacité à prêter attention aux autres, de supporter le stress, etc. Lorsque quelqu’un nous demande plus que ce que nous avons dans notre réservoir, nous atteignons une limite.

J’ai vu il y a quelques temps une vidéo qui prenait l’image des feux tricolores : trop souvent dans nos relations, nous passons du feu vert au rouge, parce que nous ne savons pas « mettre des feux orange ».

Cela vous est-il déjà arrivé d’avoir des relations tout à fait normales et un beau jour, sorti de nulle part, Michel vous explose à la figure avec des paroles du type « Cela fait des semaines que ça dure, je n’en peux plus » !

Voilà ce qu’est un passage du vert au rouge. Entendons-nous bien : le problème ici n’est pas ce que Michel estime acceptable ou pas, cela lui appartient. Le problème est la violence avec laquelle il a dévoilé sa limite.

Pour apprendre à mettre un feu orange, je vous propose une méthode toute simple tirée de la communication non violente :

Lorsque tu as fait ceci, j’ai ressenti cela et j’aurais aimé que tu fasses ça

  • La première étape, c’est de décrire les faits afin que votre interlocuteur sache exactement de quelle situation il s’agit.
  • Puis deuxièmement, exprimez l’émotion, la réaction que cela a provoqué en vous afin qu’il sache en quoi ce qui s’est passé est un problème.
  • Enfin, proposez une solution pour que la limite soit respectée, et que votre interlocuteur sache ce qu’il pourrait faire pour rétablir une relation harmonieuse avec vous.

Dans notre exemple Michel aurait pu signaler simplement dès le début où il s’est senti mal à l’aise : « Jocelyne, lorsque tu me demandes 3 fois par jours si j’ai avancé sur le dossier Tartempion, je ressens du manque de confiance de ta part, et je souhaiterais que tu me laisses venir vers toi si j’ai des questions ».

Et vous ?

>>>Comment allez-vous apprendre à mettre des feux orange dans vos relations afin de poser vos limites, et de respecter celles des autres ?

 

5.      Pardonner pour être libre

Un article du magazine Psychologie intitulé « Pardonner pour se libérer » écrit : « Depuis cinq ans, de plus en plus de thérapeutes inscrivent le pardon au cœur de leur pratique. Le pardon se pratique d’abord pour soi, pour se libérer ».

Si pardonner était facile, tout le monde le ferait. Alors, comment faire ?

  • Premièrement, il faut reconnaître que la faute existe, prendre conscience que l’on nous a fait du tort, reconnaître l’agresseur comme coupable et identifier toute l’étendue du mal commis.
  • Arrêter de se blâmer soi-même est l’étape d’après. En cherchant quelle part de nous a été blessée et l’impact créé dans votre être, il est possible de sortir du rôle de victime qui souffre, qui râle et qui a de l’amertume, pour redevenir acteur de sa vie. Cette étape permet aussi de se pardonner à soi-même pour avancer.
  • Il est également nécessaire d’exprimer sa souffrance et sa colère. La colère face à l’injustice et la perte vécue sont un signe de bonne santé psychique, une réaction émotionnelle normale par laquelle il faut passer. Et rappelons que la colère n’est pas forcément violence.
  • Enfin, il faut accepter que le processus prenne du temps, reconnaître son besoin de prendre position à pardonner, encore et encore, surtout lorsque l’offense est grave. Certaines personnes peuvent avoir besoin d’être accompagnées dans cette démarche.

Parfois le pardon conduit à la réconciliation, et alors quelle réjouissance ! Mais ce n’est pas toujours le cas : pardonner, c’est avant tout se libérer de l’offense et ne plus permettre à votre offenseur d’avoir un pouvoir sur vous.

Et vous ?

>>> Allez-vous vous lancer sur ce chemin des braves ?

Pour vous aider, je vous propose des ressources suivantes :

 “La non-violence est infiniment supérieure à la violence, le pardon est plus viril que le châtiment.” Ghandi

Cet article a été adapté avec la radio  pour des émissions quotidiennes que vous retrouverez en replay ici.

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Si vous avez des questions, des remarques, des expériences à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Ketsia Bonnaz

Ketsia Bonnaz

Coach, Formatrice, Consultante

 « Développer les potentiels » est ma passion… et mon ambition.

J’aime être catalyseur de développement, qui permet de passer de l’idée à la réalité.

Je vous accompagne à déterminer où vous êtes, où vous désirez aller, et passer de l’aspiration à l’action. Le coaching, la formation et la consultance me permettent de puiser dans des méthodologies et des outils variés afin d’aborder chaque situation avec créativité, et vous proposer des solutions adaptées et pertinentes.

 Je suis à votre écoute, en alignement avec mes valeurs d’intégrité, de respect et d’espoir.

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